Comment la Chine se crée une industrie depuis la France

Avec l’essor des classes moyennes, le tourisme est en train d’exploser en Chine. Sans expertise dans le domaine, les groupes chinois viennent en Europe racheter ou s’associer avec les leaders du secteur, souvent en difficulté. Centre de vacances, hôtels, aéroports… toute la filière est concernée.

C’est un fait, la Chine convoite de plus en plus les entreprises françaises. Sur les six premiers mois de l’année, les investissements chinois (3,1 milliards de dollars) avaient presque atteint le niveau de 2014 (3,6 milliards), selon le baromètre Dragon Index. Et un nouveau record devrait être battu en 2015 car un secteur très particulier a fait l’objet d’opérations d’envergure : le tourisme.

L’opération la plus médiatisée en 2015 a sans doute été le rachat du Club Méditerranée par Fosun , pour 1 milliard d’euros, au terme de la plus longue OPA de l’histoire de la Bourse de Paris. Peu de temps après, le conglomérat chinois annoncait avoir acquis 5% de l’anglais Thomas Cook, numéro 2 européen du tourisme et plus ancien voyagiste du monde. Il y a quelques semaines encore, son compatriote HNA Tourism était pressenti pour venir à la rescousse de Fram, au bord de la faillite, mais c’est finalement avec Pierre et Vacances (VAC-26,67 € 7,37 %) que le chinois s’est associé en prenant 10% de son capital.

Autre opération d’envergure, Jin Jiang, le deuxième groupe hôtelier chinois a déboursé 1,3 milliard d’euros en mars dernier pour reprendre les chaînes de Louvre Hotels Group (Campanile, Kyriad, Première Classe) au fonds américain Starwood Capital. L'hôtellerie attire depuis longtemps les chinois car elle permet d’investir dans la pierre tout en s’exposant au dynamisme du tourisme international des asiatiques. Après les hôtels de luxe à Paris (le Shangri-La, le Mandarin et le Peninsula), les investisseurs chinois veulent maintenant aller plus loin et toucher beaucoup plus de vacanciers.

Dans la même logique, un groupe chinois a pris cette année 49,99% des parts de l'aéroport de Toulouse-Blagnac, le quatrième plus grand aéroport de France, pour un investissement de 308 millions d'euros. L’objectif serait de créer un hub destiné aux compagnies chinoises pour amener les touristes et des marchandises sur le territoire français. Mais l’opération a pris un tournant rocambolesque après la mystérieuse disparition du patron du consortium chinois (...).

Suite de l'article, cliquer sur : capital.fr.

Écrire commentaire

Commentaires: 0